Tim Burton : des pelouses de Burbank aux studios hollywoodiens.

On aurait pu croire que Tim Burton serait né dans un cirque, un cimetière ou encore une fête foraine. Bien au contraire. Le 25 août 1958, le petit Timothy William Burton vient au monde dans une triste banlieue de Los Angeles, à Burbank, en Californie. Pas de donjons hantés, de forêts sombres ou de châteaux gothiques, mais des maisons de bois de couleur pâle, des jardins et des tondeuses à gazon, à l’image de l’univers dépeint dans Edward aux Mains d’Argent. Le quotidien de l’américain moyen, la parfaite image de l’american way of life. Néanmoins, Hollywood ne se situe qu’à quelques kilomètres ; loin d’être un fantasme, le cinéma est pour le jeune Tim à portée de main…

Le futur réalisateur s’échappe de son morne quotidien à travers un certain nombre de films dits « bizarres », fantastiques, d’horreur, ou de série B (voire les trois à la fois). Il développe alors une véritable idolâtrie pour l’acteur Vincent Price, figure du cinéma d’angoisse qu’on a pu par la suite retrouver dans plusieurs collaborations avec Burton (Vincent, Edward aux Mains d’Argent, le prélude de Hansel & Gretel…). Cette obsession pour le cinéma de l’étrange est expliquée par le réalisateur selon ces termes : « Je crois que je regardais ces films en réaction à un milieu familial puritain, bureaucratique, très marqué par les années cinquante. » (« Tim Burton par Tim Burton »). L’étrange comme remède à l’ennui, le bizarre comme rempart face à la normalité. Ce cinéma contribuera à forger l’imaginaire et l’univers de Tim Burton, auquel le réalisateur rendra hommage, à travers des œuvres à la fois grand public et profondément intimes, telles que Mars Attacks ! ou Ed Wood.

A 18 ans, après avoir passé son adolescence à gribouiller et à réaliser quelques court-métrages, il est admis à la California Institute of the Arts, université destinée à la formation d’animateurs fondée par Walt Disney en 1961. A seulement 21 ans, Burton rejoint les studios Disney pour travailler en tant qu’animateur pour le développement de Rox et Rouky. Un véritable supplice pour le réalisateur, qui avouera s’être mis durant cette période à régulièrement sniffer des marqueurs. Par la suite, il devient artiste-concepteur pour Taram et le Chaudron Magique, où il peut alors laisser libre cours à sa créativité, bien qu’aucune de ses idées ne soit retenue pour l’élaboration du long-métrage. N’ayant jamais véritablement trouvé sa place chez Disney, le réalisateur bénéficie néanmoins du soutien de Julie Hickson, l’une des responsables de la production exécutive du studio de la souris aux grandes oreilles, et de Tom Wilhite, en charge du développement créatif. Celui-ci offre 60 000 dollars au jeune réalisateur pour le développement d’un projet qui lui tient à cœur, le court-métrage Vincent… qui n’est pas moins que le portrait fantasmé d’un jeune Vincent Price, conté par l’acteur lui-même. La machine est lancée. Tim Burton concrétise ici un rêve d’adolescent, et matérialise aujourd’hui encore son univers déjanté, et ce pour notre plus grand plaisir. De Burbank à Suburbia, Gotham City, Spectre, Christmas Town, ou autre ville sortie tout droit de l’imaginaire de Tim Burton, il n’y a qu’un pas…




Source principale d’informations : « Tim Burton » par Antoine de Baecque, Editions Cahiers du Cinéma.


Par Vince





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